Spectacle “Trois Grandes Fugues” : jeudi 8 décembre pour les élèves de Terminale en Option facultative Art Danse

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Première sortie pour les élèves de terminales en option facultative art danse qui vont aller voir le spectacle « Trois Grandes Fugues” par le Ballet de l’Opéra de Lyon au Théâtre des Louvrais, jeudi 8 décembre  2016 à 19H30 . Quand trois grandes chorégraphes contemporaines sont réunies autour d’une seule partition, cela donne… un programme excitant pour cette première sortie. Les lycéens spectateurs vont pouvoir confronter au cours d’une même soirée trois façons de s’emparer de cette redoutable écriture musicale…la grande fugue de Beethoven .

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la Grande Fugue de Beethoven

Quatuor à cordes composée entre 1824 et 1825.Cette grande fugue est une démonstration des procédés expérimentés par Beethoven dans sa dernière période créatrice. Sonate ,fugue et variation. Elle a eu du mal à être reconnue  par le public .

la Grande Fugue de Lucinda Childs

Une commande pour Lucinda Childs artiste américaine  phare en cette fin d’année 2016 : ajouter sa version de la Grande Fugue de Beethoven, à celles de Maguy Marin et Anne Teresa De Keersmaeker déjà au répertoire du Ballet de l’Opéra de Lyon

 

Douze danseurs hommes et femmes dans le bel espace arachnéen aux lumières grises, bleues et mauves imaginé par Dominique Drillot. De la part de celle qui fut l’une des figures de la post-modern dance, ce langage corporel plutôt néo-classique, avec ses déboulés ou ses fouettés arabesque, peut surprendre. On y retrouve un sens aigu de la géométrie, une fluidité des déplacements et une légèreté.  La chorégraphe  a « utilisé l’œuvre de Beethoven de façon abstraite, comme source d’inspiration »et a conçu un contrepoint gestuel où chaque phrase musicale correspond à une phrase de danse

Anne Teresa de Keersmaeker

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Six hommes et deux femmes, identiquement vêtus au masculin d’un pantalon noir et d’une chemise blanche, enchaînent sans reprendre souffle une série de torsions, chutes, roulades au sol et sauts torsadés, portés par une dynamique jubilatoire. En écho, ou à l’unisson. Un autre esthétisme, ici, une affirmation violente de la liberté et de la puissance des corps, rythmée par la structure de la fugue.. ’Anne Teresa de Keersmaeker qui déclarait, à la création : « Je voulais écrire un vocabulaire masculin, non classique et sexué ».

la Grosse Fugue de Maguy Marin

Quatre danseuses vêtues de rouge – le rouge de la passion, de la colère, de la folie – vont jusqu’au bout d’elles-mêmes dans un épuisement programmé de toutes les émotions. Incontestablement, sur le plateau nu transformé en arène ‘à la vie, à la mort’, il se passe quelque chose d’une intensité inouïe, à la fois primitive et désespérée. Comme traversées par les vibrations des cordes du quatuor, les interprètes bondissent, s’effondrent, se redressent et se désarticulent, dans un tourbillon de vie qui n’est autre qu’une course saisissante contre la mort « C’est alors qu’on a envie de courir éperdument à perdre haleine, pour vivre chaque instant comme des derniers instants », écrit Maguy Marin.

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